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Nord-Kivu / RDC : il faut d’urgence arrêter les fauteurs de trouble pour garantir les électionsConférence Ministérielle sur la RD Congo à l’occasion du lancement du Plan d’Action 2006 : l'aide humanitaire ne suffit pas ! Nord-Kivu / RDC : il faut d’urgence sécuriser les populations et arrêter les fauteurs de trouble pour garantir les conditions du bon déroulement des élections. Bruxelles, le 9 février 2006 - A la veille de la Conférence Ministérielle sur la RD Congo à l’occasion du Plan d’Action Humanitaire 2006, le Réseau européen pour l'Afrique centrale, EURAC, et ses ONG membres souhaitent attirer l’attention de la communauté internationale sur la gravité de la situation actuelle au Nord-Kivu, qui, au-delà des souffrances endurées par les milliers de personnes déplacées suites aux récents affrontements, constitue la plus sérieuse menace au bon déroulement des élections dans la République Démocratique du Congo. De fortes tensions règnent depuis mi-janvier à Rutshuru, territoire du Nord-Kivu, après des affrontements qui ont opposé des unités de l’armée régulière de la RDC à des insurgés fidèles à l’ex-général Laurent Nkunda, révoqué de l’armée en 2005 pour haute trahison et placé sous mandat d’arrêt international. Ces affrontements ont provoqué la désintégration de la cinquième brigade qui était en charge de la sécurisation de Rutshuru et bien acceptée jusque là par la population. Le manque de cohésion et l’incapacité opérationnelle de cette brigade intégrée démontrent les difficultés du brassage et de l’intégration des FARDC et rappellent cruellement à la population congolaise et la communauté internationale l’urgence d’accélérer les réformes militaires indispensables pour assurer la sécurisation de l’Est de la RDC avant, pendant et après les différents scrutins électoraux qui doivent clôturer la transition démocratique en cours. A ce jour, seules 5 brigades sur les 18 prévues ont été brassées. L’insécurité et la confusion actuelles sur le terrain ont non seulement des conséquences humanitaires immédiates et lourdes à gérer, mais elles augmentent aussi le déficit de confiance entre les communautés du Nord-Kivu. Enfin, elles ne permettent pas de stabiliser une région d’Afrique où la sécurité transfrontalière n’est toujours pas garantie suite à un conflit régional dans lequel les pays voisins de la RDC (Rwanda et Ouganda) ont joué un rôle particulièrement déstabilisateur. En vue de garantir la protection de la population congolaise et l’aboutissement du processus électoral en RDC en toute sérénité et transparence, EURAC, le Réseau Européen pour l’Afrique centrale, appelle la communauté internationale à prendre ses responsabilités. ./.. Plus spécifiquement :
- intensifier la pression sur les autorités congolais pour que de réels progrès soient faits pour mettre en œuvre les réformes militaires nécessaires pour le bon déroulement du processus de transition, notamment l’intégration des FARDC et le paiement, l’approvisionnement et le cantonnement des soldats des FARDC. - prendre de façon urgente des mesures de protection de la population et des animateurs de la société civile, y compris des défenseurs des droits de l’homme. Plus d’information : Kris BERWOUTS, Tél. +32 485 070 852 Arnaud GORGEMANS, Tél. : +243 (0) 9 98 97 32 82 (du 11 au 21/2)
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